Colloques et séminaires du Gestes

2019

20-22 novembre 2019 : colloque international  interdisciplinaire «Dé-libérer le travail ?»

Appel à communication (date limite de soumission : 31 janvier 2019)

2018

7 décembre 2018 : séminaire « Acteurs et actions en santé au travail », séance 5 – Les risques industriels majeurs, un autre regard sur la santé au travail

La 5ème séance du séminaire était consacrée aux risques industriels majeurs (RIM), qui constituent dans la littérature académique un domaine spécifique, bien développé dans la littérature anglo-saxonne, beaucoup moins en France et en Allemagne. Michèle Dupré (sociologue, Chercheuse au Centre Max Weber – UMR 5283 CNRS Université Lyon 2) a présenté ses travaux et montré notamment que les RIM éclairent la question de la santé au travail d’une manière particulière : l’accident ou l’incident est d’abord technologique, les causes peuvent en être multiples, les opérateurs, mais aussi les salariés des entreprises sous-traitantes en sont cependant le plus souvent les victimes. Paul-André Rosental (historien, professeur des universités, Sciences Po, Centre d’études européennes, Centre d’histoire) et Caroline Vanuls (juriste, maîtresse de conférences, Aix-Marseille Université, Laboratoire d’économie et de sociologie du travail) ont éclairé les notions et les cas présentés à partir de leurs propres travaux et disciplines.

4 octobre 2018 : séminaire « Acteurs et actions en santé au travail », séance 4 – Comment et pourquoi les artistes s’emparent de la question de la souffrance au travail ?

La quatrième séance du séminaire sur la santé au travail organisé par le GIS Gestes était consacré aux artistes qui s’emparent de la question de la souffrance au travail. L’objectif était de savoir pourquoi et comment les créations artistiques contemporaines se nourrissent de cette question. Leïla Gaudin, chorégraphe, actrice et fondatrice de la compagnie NO MAN’S LAND a présenté un extrait de son spectacle « cette heure du matin ». Elle a retracé la genèse de ce spectacle et évoqué son intérêt pour la sociologie dans le cadre de sa démarche artistique. Laurent Quintreau, syndicaliste et romancier a parlé notamment de son dernier livre : Ce qui nous guette, roman social d’anticipation qui met en scène les glissements ontologiques – quand le monde s’effondre… –  de plus en plus fréquents et violents, dans une logique algorithmique exponentielle).

Résumé

9 juillet 2018 : séminaire « Acteurs et actions en santé au travail », séance 3 – L’exposition des travailleurs aux risques psychosociaux a-t-elle augmenté pendant la crise économique de 2008 ?

Lors de cette séance, Damien Sauze, maître de conférences en sciences économiques à l’Université Lyon 2 (UMR 5206 Triangle), se demande si l’exposition des travailleurs aux risques psychosociaux a augmenté pendant la crise économique de 2008. Son intervention a été mise en discussion et en perspective par Thomas Amossé (sociologue, Cnam-Lise-CEET) et Jean-Claude Sardas (professeur à Mines-Paristech et chercheur au CGS Centre de Gestion Scientifique).

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Résumé

23 mars 2018 : séminaire « Acteurs et actions en santé au travail », séance 2 – Sociologie des usages du coaching en entreprise. Retour sur la fonction palliative

Cette nouvelle séance des séminaires organisés par le GIS Gestes sur les acteurs et actions en santé au travail,  accueillait Scarlett Salman, maître de conférences en sociologie à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée, qui est intervenue sur le thème « Sociologie des usages du coaching en entreprise. Retour sur la fonction palliative ». Les discutants étaient Annick Ohayon,  maître de conférences honoraire à l’université Paris-VIII / Vincennes-Saint-Denis, membre du centre Alexandre Koyré, centre de recherche en histoire des sciences et des techniques (CNRS-EHESS-MNHN) et Philippe Vernazobres,  maître de conférences en management à l’ENSCP et chercheur à l’Université Paris-Est Créteil, IRG.

22 février 2018 : séminaire « Acteurs et actions en santé au travail », séance 1 – Syndicalisme et santé au travail

Lors de cette première séance du séminaire du GIS Gestes sur le thème « Acteurs et actions en santé au travail », Lucie Goussard et Guillaume Tiffon, tous deux maîtres de conférences en sociologie à l’Université d’Evry, ont présenté l’ouvrage récent qu’ils ont dirigé, intitulé Syndicalisme et santé au travail (éditions du Croquant, 2017). Cet ouvrage fait suite à des journées d’études organisées à Paris en mai 2015, manifestation scientifique lauréate du Gestes. Judith Rainhorn, professeur en histoire sociale contemporaine à l’Université de Paris-1 Panthéon-Sorbonne et membre du bureau du GIS Gestes, et François Daniellou, ancien professeur d’ergonomie et désormais directeur scientifique de la Fondation pour une culture de sécurité, ont discuté et mis en perspectives cette présentation.

Résumé

2017

21 et 22 septembre 2017 : colloque international « Le travail et la santé au travail : perspectives pluridisciplinaires et internationales »

Programme et compte-rendu: http://gestes.net/evenements/colloque-septembre-2017/

À l’occasion de son 4ème colloque international, le GESTES (Groupe d’études sur le travail et la santé au travail) a souhaité mettre à l’honneur les recherches menées par les membres de son conseil scientifique et la jeune recherche sur le travail et la santé au travail que le réseau promeut.

L’occasion pour Katia Kostulski, psychologue au Centre de recherche sur le travail et le développement (CRTD-CNAM), de co-introduire ces deux jours d’échanges en affirmant le soutien que le laboratoire entendait continuer d’apporter au GESTES dans sa nouvelle configuration. Le financement n’est plus assuré par le Conseil régional d’Île-de-France mais par les établissements d’enseignement et de recherche dans le cadre d’un groupement d’intérêt scientifique (GIS). La structure est désormais hébergée par le CNRS à la Maison des Sciences de l’Homme Paris-Nord. Pour Arnaud Mias, professeur de sociologie à l’Université Paris-Dauphine et co-directeur du GIS GESTES, qui co-introduisait le colloque, « le GESTES prend une dimension nationale avec de nouvelles universités et de nouveaux laboratoires qui nous rejoignent ». Ces deux jours ont illustré à quel point étaient nombreux les ponts entre les disciplines et les approches dès lors que l’on se penchait sur le travail.

Comptes-rendus:

Travail informel : approche comparée entre pays développés et en développement

Quand le travail réel révèle les conflits de rôles et le gaspillage de compétences

La prévention des risques professionnels : une approche vidée des dimensions d’aliénation et de domination du travail

Travailler pour l’Europe : extraterritorialité juridique sans démocratie interne

 

22 et 23 juin 2017: colloque international «Travailleurs individualisés, précarisés ou isolés: quelles coopérations ? quels collectifs ? »

Programme et compte-rendu: http://gestes.net/evenements-2/colloque-juin-2017/

L’étude des collectifs de travail se fait généralement dans des métiers et des professions bien définis, stables, partageant une certaine tradition d’engagement collectif et de syndicalisation, avec de faibles turn-over et des moments de coprésences entre salariés permis par l’organisation et l’entreprise. Qu’en est-il quand ces conditions ne sont pas réunies, que l’organisation ne favorise pas les contacts, le sentiment d’appartenir à une même communauté de destin ou du moins d’avoir des intérêts communs ? Dans le cas de l’intérim, du travail indépendant, de la sous-traitance, du télétravail, quand il y a mise en concurrence ou séparation des salariés entre plusieurs établissements ou entités juridiques, peu ou pas de traditions syndicales, etc., comment se construisent le rapport au travail, l’identité ou le genre professionnel, les étayages sociaux, la coopération, la reconnaissance ? Quelles réponses les travailleurs ont-ils, ou non, réussi à donner par le passé aux défis posés par l’isolement ou la mise en concurrence ? Quelles réponses peuvent (ou non) donner les travailleurs aujourd’hui ? Quels sont les effets sur le rapport à la solidarité collective ? Le travail collectif ne se limite pas aux collectifs de travail, quelles autres formes a-t-il pris par le passé ? Quelles autres formes peut-il prendre ? Comment ce travail collectif peut permettre de co-construire le sens de l’activité, les processus de maintien de la santé au travail ? Peut-il aussi être un vecteur de restriction des marges d’autonomie individuelles, un facteur d’exclusion de ceux qui menaceraient les intérêts ou les valeurs du groupe ?

Les nouvelles formes de travail et de management, le secteur des technologies de l’information et de la communication, les mondes de l’art et de la création, l’auto-entreprenariat constituent des terrains possibles, parmi d’autres, pour étudier d’éventuelles formes alternatives de collectif, de nouvelles solidarités, de nouvelles formes d’organisation professionnelles. Mais d’autres emplois et statuts moins touchés par les innovations, en apparence du moins, moins valorisés aussi, figurent également parmi ces travailleurs et travailleuses isolé(e)s et peuvent pareillement être mis en avant. On peut penser, à titre d’illustration, aux chauffeurs ou livreurs travaillant pour des plateformes numériques, aux aides à domicile ou employées de service, au secteur du nettoyage, aux intérimaires, CDD, stagiaires et autres statuts précaires, aux travailleurs sans papiers, etc. Peuvent-ils, et comment, créer du collectif, mettre en débat leur travail et ses conditions de réalisation ? L’ont-ils fait par le passé ? Avec quels effets ?

Les réponses syndicales nouvelles constituent également un sujet possible : syndicats de site, collectifs de travailleurs, mobilisations diverses et transversales, occupations de sites avec des associations de la société civile, etc. Bref, toutes les façons particulières de faire collectif, qui mélangent du classique et de l’inédit. La question des nouvelles formes d’organisation juridique de représentation du personnel (représentation dans les franchises, réseaux…) et de leur mise en œuvre serait également intéressante à prendre en compte.

Comptes-rendus:

Quels collectifs chez les travailleurs créatifs isolés ?

De l’émergence de collectifs de travailleurs indépendants aux mobilisations collectives

La première grève de l’intérim

Isolement au travail : quelle place pour le syndicalisme ?

2012-2016

« Dire et entendre la souffrance : l’objectivation des maux » (première journée thématique du DIM Gestes, 13 novembre 2012)

Séminaires mensuels : la mesure et le travail (2012), langage au travail : codes, usages et enjeux (2013), espaces, lieux et travailleurs (2014).

Evènements scientifiques co-organisés par le Gestes en 2016

En 2015-2016, les DUO du DIM, organisés par les équipes au sein desquelles des lauréats ont mené leurs recherches, consistaient à la présentation et la discussion de travaux de doctorant.e.s ou post.doctorant.e.s soutenu.e.s par le DIM Gestes autour d’une thématique commune.

[JE] Travail, santé au travail. Perspectives pluridisciplinaires et internationales

[JE] Travail, santé au travail. Perspectives pluridisciplinaires et internationales

[JE] Le travail comme objet interdisciplinaire

[JE] Le travail comme objet interdisciplinaire

[Duo du DIM] Déplacement professionnel, déplacement social

[Duo du DIM] Déplacement professionnel, déplacement social

[Duo du DIM] Évolution des normes de temps de travail et son appropriation par les travailleurs

[Duo du DIM] Évolution des normes de temps de travail et son appropriation par les travailleurs

[Duo du DIM] “Ce que travailler veut dire. Deux perspectives sur les enjeux de la reconnaissance du travail

[Duo du DIM] “Ce que travailler veut dire. Deux perspectives sur les enjeux de la reconnaissance du travail

[Duo du DIM] Comment identifier et évaluer la qualité des conditions de travail et leurs conséquences sur les salariés ? Regards croisés entre économie et droit

[Duo du DIM] Comment identifier et évaluer la qualité des conditions de travail et leurs conséquences sur les salariés ? Regards croisés entre économie et droit

[Duo du DIM] Penser l’ethos dans l’analyse du travail

[Duo du DIM] Penser l’ethos dans l’analyse du travail

 

[Duo du DIM] Se mobiliser en bas de l’échelle contre des conditions de travail dégradées. Comparaison France, Italie et Tunisie

[Duo du DIM] Se mobiliser en bas de l’échelle contre des conditions de travail dégradées. Comparaison France, Italie et Tunisie

 

 

 

[Colloque] Agir sur la santé au travail

[Colloque] Agir sur la santé au travail

[Duo du DIM] Épidémiologie et santé des travailleurs : regards croisés entre RPS et risques cancérogènes

[Duo du DIM] Épidémiologie et santé des travailleurs : regards croisés entre RPS et risques cancérogènes

[Duo du DIM] Les frontières du salariat

[Duo du DIM] Les frontières du salariat

 

 

 

[Colloque] Quelles actions pour un autre travail ?

[Colloque] Quelles actions pour un autre travail ?