2021

Prix de thèse du GIS GESTES 2021

Revoir la cérémonie de remise du Prix de thèse 2021 le 14 mars 2022 à la MSH Paris Nord

Voir la présentation des co-directrices Maëlezig Bigi et Muriel Prévot-Carpentier.

Voir la présentation de Maé Geymond.

Voir la présentation d’Aurélie Gonnet.

Voir l’intervention de Dominique Méda.

Lauréates du Prix 2021

La lauréate du Prix de thèse du GESTES 2021, déclarée à l’unanimité par le jury, est :

Maé Geymond, thèse CIFRE en économie intitulée « Organisation industrielle, relations sociales et conditions de travail dans la production pharmaceutique ».

Cette thèse CIFRE, réalisée dans le cadre du cabinet d’expertise socio-économique Syndex, inscrit le travail dans l’analyse globale des relations industrielles au sein de la branche pharmaceutique à une échelle internationale. L’éclairage de la désintégration de la branche, par filialisation et externalisation, ainsi que l’inscription de ces dynamiques dans des cadres institutionnels et contractuels nationaux, permet d’expliquer la différenciation des conditions d’emploi et de travail au sein de la branche. Le travail en tant qu’activité et la santé au travail sont donc des constituants forts de la problématique, qui adopte une perspective plus large. Le jury souligne que le champ d’étude choisi, appelé « Industrial Relation », traverse de multiples disciplines et reste encore assez méconnue en France.

La thèse présentée est incontestablement un travail à dimension pluridisciplinaire qui est un des piliers de sa qualité. L’étude des relations professionnelles appelle à convoquer plusieurs disciplines, ce que la candidate a réalisé de manière à articuler les méthodes et analyse de la littérature. Par ailleurs, l’approche choisie par la candidate de réaliser un travail qui examine les rôles et stratégies du point de vue des salariés et syndicats, des organisations d’employeurs et des pouvoirs publics est fortement pertinent et enrichissant, rappelant d’ailleurs en cela les travaux de l’OIT.

En raison de toutes ces qualités, le jury déclare à l’unanimité que cette thèse est la plus légitime pour recevoir le Prix de thèse 2021 du GIS GESTES. Elle bénéficiera d’un chèque de 1500 euros pour récompense.

Classée en seconde position, et bénéficiant d’une distinction :

Aurélie Gonnet, thèse en sociologie intitulée « Des orientations au travail. Une sociologie de la construction sociale des parcours, des expériences et des qualités professionnelles dans le cadre du bilan de compétences »

La thèse d’Aurélie Gonnet, réalisée en sociologie du travail, aborde les questions de travail, d’emploi et de formation, au travers d’une étude portant sur un dispositif spécifique d’orientation professionnelle : le bilan de compétences. À travers l’analyse de ce dispositif, elle développe une sociologie de la construction sociale des parcours, des compétences et du sens du travail. Ce travail de thèse apporte des éléments sur la manière dont les évolutions du monde du travail s’articulent et participent à la construction de la santé (ou à sa dégradation), et aux trajectoires professionnelles (notamment ici en termes d’aspiration au changement). L’auteure montre également que la démarche proposée par les praticiennes en bilan de compétences repose sur une « mise au travail d’autrui sur lui-même », afin d’approfondir la connaissance de soi et susciter un changement (non pas nécessairement de travail, mais de rapport au travail).

La pluridisciplinarité de ce travail est remarquée par tous les membres du jury du Prix. La thèse, située au carrefour de la sociologie du travail, de l’emploi et de la formation, croise différents champs de la sociologie, et différentes approches (socio-histoire des professions, sociologie de l’action publique, sociologie des professions, sociologie économique). Le dispositif méthodologique apparaît également pluridisciplinaire, articulant phases d’observation, enquêtes par entretiens et questionnaires, et analyses documentaires. Enfin, si le jury de thèse est composé en majorité de sociologues, il compte également un professeur d’économie et une professeure en sciences de l’éducation.

La thèse d’Aurélie Gonnet, quoique n’obtenant pas le Prix de thèse 2021, bénéficie d’une distinction et recevra pour récompense la mise à disposition de la somme de 750 euros à utiliser en 2022 sous forme d’achats d’ouvrages, de prise en charge de missions ou encore de frais d’inscription à des colloques pour poursuivre ses recherches et valoriser sa thèse.


Règlement et modalités du Prix de thèse 2021

Outre la qualité du travail de recherche produit, les critères de valorisation des thèses demeurent les mêmes que l’année précédente :

1) le lien thématique de la thèse avec le programme scientifique du GESTES (travail et santé au travail) et

2) le caractère pluridisciplinaire de la thèse.

Toutes les thèses candidates doivent être issues d’un établissement membre du GIS GESTES et soutenues pendant l’année civile qui précède l’année d’attribution du Prix.

Deux pièces étaient évaluées : le rapport de soutenance et un texte inédit produit par la candidate ou le candidat d’une longueur de 15 000-20 000 signes pour présenter le caractère pluridisciplinaire de son travail doctoral.
La récompense consiste en un soutien de 1500 euros qui peut prendre la forme d’une aide à la publication ou à la traduction (modalités de soutien non exhaustives).

Le jury était constitué de 15 membres (8 femmes et 7 hommes) experts des disciplines représentées au sein du GIS GESTES :

  • Maëlezi Bigi, sociologie, Conservatoire national des arts et métiers
  • Willy Buchmann, ergonomie, Conservatoire national des arts et métiers
  • Nathalie Dumouchel-Jeannerod, gestion, Université Gustave Eiffel
  • Claire Edey Gamassou, gestion, Université Paris Est Créteil
  • Éric Hamraoui, philosophie, Conservatoire national des arts et métiers
  • Nicolas Hatzfeld, histoire, Université d’Evry (émérite)
  • Loïc Lerouge, droit, Université de Bordeaux
  • Emmanuelle Mazuyer, droit, Université de Lyon 2
  • Arnaud Mias, sociologie, Université Paris Dauphine
  • Yvon Miossec, psychologie, Conservatoire national des arts et métiers
  • Muriel Prévot-Carpentier, philosophie, Université Paris 8
  • Philippe Sarnin, psychologie, Université de Lyon 2
  • Camille Signoretto, économie, Université d’Aix-Marseille
  • Nadine Thevenot, économie, Université Paris 1
  • Cathy Toupin, ergonomie, Université Paris 8